La distillerie du Forez (42)

Producteur et distillateur français d’huiles essentielles bio

La cicatrisation

La peau possède la capacité de se régénérer naturellement lorsqu’elle a été agressée : c’est la cicatrisation. Pour avoir une bonne cicatrisation et éviter les cicatrices très visibles, il est indispensable de savoir comment évaluer sa gravité, la traiter et la protéger.

Qu’est-ce que la cicatrisation ? 

Après avoir eu une plaie, une brûlure, un bouton, une intervention chirurgicale ou une blessure diverse, il est important de bien désinfecter et d’évaluer la gravité pour ensuite pouvoir mieux cicatriser.

Pour le savoir, plusieurs critères permettent d’en évaluer la gravité :

  • La localisation : les plaies au visage sont plus graves.
  • L’étendue de la lésion.
  • La profondeur de la plaie. 

En effet, la plaie peut concerner plusieurs couches de la peau. L’épiderme et le derme si celle-ci est superficielle. L’hypoderme si elle est profonde. Par ailleurs, les muscles, tendons, nerfs, vaisseaux et organes peuvent aussi être touchés.

Ces différents facteurs peuvent également faire varier le temps de la cicatrisation (entre 1 mois et 1 an environ). 

La cicatrisation se fait généralement naturellement, mais une intervention humaine est parfois nécessaire pour éviter une surinfection ou pour l’accélérer. 

Plusieurs facteurs vont faire varier une bonne cicatrisation. Par exemple, l’âge d’une personne, le stress, une mauvaise circulation sanguine, ou encore une insuffisance cardiaque ou un manque d’oxygène. 

En revanche, les complications d’une mauvaise cicatrisation peuvent être multiples et de plusieurs types :

  • Locales : infection, déhiscence (séparation).
  • Fonctionnelles : lésions tendineuses par exemple.
  • Locorégionales : gangrène, ostéite, arthrite.
  • Générales : toute plaie est une porte d’entrée pour une bactériémie.
  • Esthétiques : une cicatrisation anormale peut  conduire à une consultation rapide.

Quelles sont les étapes de la cicatrisation ?  

Il existe 6 types de cicatrices différentes : 

les cicatrices dites « bien formées » qui sont souples, blanches et lisses et peuvent disparaître assez rapidement. 

Les cicatrices atrophiques qui se caractérisent par de petites traces creuses et enfoncées. 

Les cicatrices hypertrophiques qui sont rouges, dures et surélevées, en relief sur la peau. 

Les cicatrices chéloïdes qui sont dures et de grande taille. En général, celles-ci persistent plus de 18 mois après leur formation. 

Il existe aussi les cicatrices étirées ; qui correspondent à de petites traces longues et légèrement creusées. 

Enfin, les cicatrices hyper-pigmentées, reconnaissables par leurs coloris rouges, roses, bruns ou même noirs.

La cicatrisation se déroule en 3 phases différentes.

La première, est la détersion, aussi appelé la phase inflammatoire. Elle concerne les premières heures après la blessure. A ce moment-là, les vaisseaux sanguins se dilatent, la peau rougit et les défenses immunitaires se mettent en place pour éliminer les germes pathogènes. La désinfection de la plaie est alors primordiale. Si vous ne pouvez pas soigner la plaie sur le moment même, il est important de la maintenir dans un milieu humide (un mouchoir imbibé d’eau par exemple). En effet, cela permet d’améliorer la cicatrisation, car les cellules responsables de celle-ci ont besoin d’humidité pour jouer leur rôle correctement. 

Lors de la deuxième phase, quelques jours après la blessure, l’organisme va se mettre à fabriquer du collagène et du tissu conjonctif, servant de soutien aux autres tissus du corps, assurant leur nutrition et participant aux mécanismes de défense immunitaire, en grande quantité. C’est à ce moment que la plaie se raffermit peu à peu et que sa taille diminue. 

La troisième et dernière phase est celle de la régénération. C’est la plus longue phase de la cicatrisation, qui débute au bout d’une semaine environ. La plaie se referme progressivement à partir de l’extérieur, s’il s’agit d’une petite brûlure ou d’une blessure superficielle, celle-ci ne donnera pas forcément une cicatrice. En revanche, si la plaie est plus étendue ou profonde, une cicatrice va apparaître, rouge dans un premier temps, puis elle va s’éclaircir petit à petit tout en se raffermissant. C’est alors qu’il faut faire attention pour que la cicatrisation se fasse correctement. 

Comment favoriser la cicatrisation ?  

Il existe différentes plantes naturelles qui permettent d’aider à la cicatrisation et qui peuvent être utilisées tout au long du cycle. 

Le jus de citron, l’aloe vera, l’argile verte, ou encore le miel, sont depuis longtemps des incontournables de la cicatrisation. Ils sont utilisés comme régénérant, antioxydant ou encore désinfectant. 

Il est possible d’associer ces éléments avec d’autres huiles végétales ou huiles essentielles. 

En aromathérapie, de nombreuses solutions s’offrent à nous. 

En huile végétale, le calophyllum est souvent utilisé comme anti-inflammatoire cutané, mais aussi comme régénérant et désinfectant. La rose musquée, quant à elle, est reconnue comme étant cicatrisante. Elle est également anti-oxydante et protège la peau des agressions. 

Ces huiles végétales peuvent être associées à différentes huiles essentielles.

Par exemple, l’huile essentielle de ciste, qu’il est possible d’utiliser pour stopper un saignement et accélérer la cicatrisation, la carotte, régénérante et revitalisante, mais aussi la lavande fine, très polyvalente. Elle permettra de désinfecter et cicatriser à la fois, ou encore l’hélichryse italienne qui activera la microcirculation et favorisera une bonne circulation.

La macération de calendula, aussi appelé souci, peut soulager les brûlures, tout comme la macération de millepertuis, et elle aura également des vertus anti-inflammatoires. 

Une dernière solution pour faire varier les utilisations, c’est l’argent colloïdal. En effet, depuis le Moyen-âge, l’argent colloïdal est apprécié pour ses vertus antiseptiques, notamment pour son action inhibitrice sur la prolifération des bactéries. C’est en application locale qu’elle sera le plus utile. 

Chez les jeunes enfants, il est également possible d’avoir recours aux eaux florales qui seront moins fortes, comme l’achillée millefeuille, le bleuet, la camomille romaine ou encore la carotte sauvage, qui seront tout aussi efficaces en général puisque les enfants cicatrisent plus vite. 

Il est donc préférable d’aider notre corps, déjà présent sur la cicatrisation dès la présence d’une plaie, afin d’accélérer le processus ou de le rendre plus facile et moins visible.

Hormis les massages cutanés il faudra également éviter le contact avec le soleil. En exposant une plaie ou une cicatrice aux UV, la production de mélanine sera renforcée et la cicatrice va brunir. Il sera donc encore plus difficile à la faire disparaître.

Notre alimentation aussi peut jouer un rôle important. Par exemple, le collagène, qui est le tissu de soutien de la peau. Notre corps fabrique du collagène naturellement jusqu’à l’âge de 30 ans. Mais après, sa production va diminuer, rendant la peau plus fine, donc moins résistante aux agressions.

Cependant, le temps n’est pas le seul ennemi du collagène. En effet, une alimentation trop riche et trop sucrée peut accélérer sa dégradation en provoquant la réaction dite de Maillard. Il s’agit d’une réaction chimique qui, lorsque les sucres ingérés entrent en contact avec le collagène, entraîne une rigidification définitive des fibres de collagène et donc une plus grande difficulté à cicatriser.

Au-delà de l’âge et de certaines situations, il ne faut pas oublier non plus que nous ne sommes pas tous égaux en matière de cicatrisation puisqu’il y a des peaux qui cicatrisent plus ou moins vite. S’il est évident qu’on ne doit pas non plus surestimer le rôle de l’alimentation dans le processus de cicatrisation, elle reste néanmoins l’un des rares facteurs qui peut être modifié pour faciliter cette cicatrisation.